Bien sûr, vous connaissez Andorre, Andorra la Vielha. Cette principauté domine les catalognes française et espagnole du haut de ces belles Pyrénées orientales.
Paradis des skieurs, paradis des randonneurs en été, "au bonheur des dames" toute l'année, paradis des consommateurs de tabacs, d'alcools et d'électronique en tout genre.
Et puis enfer tout de même pour tous ceux qui saturent, même en France, de cette société de consommation qui limite considérablement la liberté de la plupart d'entre nous.
Dans ce "micro pays", après de longues journées à tutoyer les sommets et à glisser d'une vallée à l'autre, un intermède d'une demie journée me permit de découvrir un petit coin de paradis, au sens propre comme au figuré du terme.
Je pensai traverser Andorre jusqu'à l'Espagne, mais je m'arrétai à Meritxell.
Dans ce petit village, la légende raconte que au XIIème siècle, au cours de la procession du 6 janvier, célébrant la fête des Rois, les habitants trouvèrent sur leur chemin enneigé un bouton de rose sauvage, miraculeusement fleuri, et au pied de cette fleur, la statue d'une vierge à l'enfant.
Ils ramenèrent la statue au village mais dès le lendemain, elle avait regagné seule l'endroit où on l'avait trouvée. Les villageois y érigèrent une chapelle commémorant ces miracles.
En 1972, la chapelle fût détruite par un incendie et en 1976, le célèbre architecte catalan, Ricardo Bofill, entreprit sa reconstruction telle que vous la découvrirez sur les images qui suivent.
J'ai d'abord choisi des images horizontales qui s'adaptent mieux aux écrans d'ordinateurs, mais j'ai dû rapidement intégrer des images verticales qui traduisent l'immense spiritualité qui se dégage de cette architecture illuminée !
Alors si, dans le meilleur des cas, vous allez skier à Andorre, et même si vous y allez pour acheter de l'alcool, du tabac ou ce que vous voulez, allez donc expier vos pêchés à Meritxell et cherchez donc le bouton de rose !